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Cambodge

Les 5 choses qui me font détester Phnom Penh

Choses que je déteste à Phnom Penh

Phnom Penh, la capitale cambodgienne, est une ville souvent peu appréciée des voyageurs. Au cours de mes différents périples au Cambodge, j’ai rarement entendu du bien de cette ville de la bouche des personnes rencontrées en chemin. Et la plupart des visites tournent autour de la sombre période des Khmers rouges, ce qui est forcément moins agréable que les plages du sud ou Angkor.

Il y a mille raisons de détester Phnom Penh, même s’il y a aussi des raisons de l’aimer.

Entre Phnom Penh et moi, une relation de haine et d’amour qui s’est installée au fil des ans, un peu comme un vieux couple. Je vous explique ici les 5 choses que je déteste le plus…

1- Phnom Penh, c’est sale et bruyant

Quand on débarque pour la première fois à Phnom Penh, on a souvent plus de haut-le-cœur que de coups de cœurs. Dès notre arrivée, on ressent la pollution à plein nez. Les rues sont sales, les routes de qualité très moyennes et ça grouille de monde de partout. Le trafic est dense et complètement désorganisé. Le klaxon s’utilise à toutes les sauces. Les bars diffusent de la musique au volume maximum (Bonjour la saturation!).

Après, je ne veux pas faire ma rabat joie. On reste dans une grande ville d’Asie du Sud-Est. Le calme total et la propreté sont uniquement la spécialité de Singapour. Mais quand même, Phnom Penh est sale!

Phnom Penh est une ville sale et bruyante

2- On est continuellement sollicité

Une autre chose qui m’énerve à Phnom Penh: les sollicitations.

Dès votre sortie du bus ou juste d’un immeuble, vous entendrez “Tuktuk Lady?” tous les trois mètres. Au début, on dit gentiment non en souriant, puis après vingt propositions de ce type, le sourire se crispe un peu. Mais c’est le jeu ma pauvre Lucette! Ils font leur boulot.

Autre type de sollicitation qui use, les enfants des rues et les mendiants. Si vous passez un peu de temps du côté du Riverside, vous comprendrez très vite. Des groupes d’enfants de moins de 10 ans vont venir vous demander de l’argent avec un regard de pitié que même un acteur hollywoodien envierait. Ils vont insister pendant de longues minutes pour obtenir quelque chose de votre part. Au début, on se laisse tenter et donne un petit billet. Mais à la longue c’est usant.

Le gros problème est que ces enfants devraient être à l’école, qui est gratuite au Cambodge, mais ils choisissent (choisir est un grand mot) de mendier pour subvenir aux besoins de leur famille. À Phnom Penh, les inégalités sont énormes et les plus pauvres apprennent la débrouille pour survivre.

Généralement, je donne quelque chose d’utile comme une bouteille d’eau pour être sûre que l’argent n’ira pas dans la drogue.

Quand j’étais bloquée un mois à Phnom Penh dans l’attente de mon nouveau passeport (longue histoire), je m’étais liée d’amitié avec une petite business woman de 8 ans qui savait parfaitement comment attendrir les touristes. Quelques fois, je lui ai payé à manger en terrasse pendant qu’elle me montrait des vidéos de ses chanteuses préférées. Et vous savez quoi? Elle adore Céline Dion!

Tout ça pour dire que vous serez très souvent sollicités à Phnom Penh, surtout en restant dans les quartiers touristiques. Mais essayez de garder le sourire pour ne pas devenir le touriste détestable que vous-même détestez.

A Phnom Penh, les sollicitations sont continuelles.

3- La sécurité n’est pas au rendez-vous

À Phnom Penh, les vols à l’arrachée et la drogue sont monnaie courante.

J’ai vu plusieurs personnes se faire prendre leur sac par des chauffards alors qu’elles marchaient le long du Riverside. J’en ai moi-même fait l’expérience alors que j’étais assise dans un tuktuk proche du Marché Russe. On a beau être vigilant, il faut toujours se rappeler que cela existe. Et le phénomène s’est même aggravé ces dernières années.

Autre problème de sécurité: la drogue.

Bon, déjà, inutile de vous dire qu’il ne faut jamais acheter de drogue à un inconnu. Pas besoin d’être au Cambodge pour savoir ça.

Sinon, certains bars mal fréquentés, souvent les bars à filles, les bars où ils vous servent des buckets pas chers ou autres bars glauques… Certains de ces bars mettent parfois un peu de drogue dans les verres pour faire consommer plus. En étant drogué, vous aurez envie de faire la fête et de boire bien plus que d’habitude. Et comme les drogues sont très bon marché, c’est très vite rentable pour le bar.

J’en ai aussi fait l’expérience il y a 3 ans à Siem Reap (oui, j’ai eu pas mal de problèmes au Cambodge). J’ai consommé sans le savoir de la Yaba, un mélange de méthamphétamine et de caféine. Autant vous dire que je n’aurais jamais consommé ça de mon plein gré.

En attendant, pas de raisons d’être parano mais ne sortez pas n’importe où.

A Phnom Penh, la sécurité n'est pas au rendez-vous

4- La corruption est omniprésente

Ah… La corruption. Sûrement la chose que je déteste le plus au Cambodge.

Elle existe à tous les niveaux de l’échelle.

Au passage de frontière, il va falloir lâcher un billet juste pour obtenir le tampon sur votre VISA (que vous payez aussi).

Si vous vous faites arrêter par la Police en conduisant un deux-roues, casque ou pas casque, il va falloir donner un ou deux dollars en fonction du nombre de policiers. Pour plus d’infos sur les techniques pour éviter de se faire (trop) avoir,  allez voir mon guide du scooter à Bali. Ça marche aussi très bien pour le Cambodge.

Autre cas de corruption, la Police m’a demandé de payer 70$ lorsque j’ai fait ma déclaration de vol de sac à main. Sans ce papier officiel (une photocopie A4 listant mes pertes), impossible de refaire une demande de passeport à l’ambassade. Ils le savaient bien. Donc après avoir tout perdu, j’ai dû débourser 70$ pour enrichir un gras policier. Même mes larmes de désespoir ne l’ont pas fait céder.

Dernier exemple de corruption, (après j’arrête car vous n’allez jamais vouloir venir à Phnom Penh)… Deux voyageurs de mon auberge se sont fait avoir par un tuktuk. Ils n’avaient pas pensé à négocier un prix à l’avance donc le tuktuk en a profité pour leur demander une somme exorbitante en fin de course. Le ton est monté et le tuktuk a contacté la Police qui a attendu les deux hommes devant l’auberge le lendemain. Les policiers ont enfermé les touristes dans une pièce sans fenêtre en leur demandant une caution de 1000$ chacun pour sortir. Impossible d’appeler leur ambassade. Le seul appel qu’ils ont pu passer était pour demander à leur famille de faire un transfert Western Union. Une fois l’argent récupérée par la Police, ils ont été relâchés sous 24h.

Pas très légal tout ça!

La corruption gangrène Phnom Penh

5- La prostitution est en forte augmentation

Il y a trois ans, on trouvait déjà beaucoup de bars à filles. Mais là… C’est impressionnant. En revenant à Phnom Penh, j’ai vu des dizaines et des dizaines de bars à filles sur les routes de banlieue.

Quand la Thaïlande réglemente le marché du sexe, le Cambodge accueille ces nouveaux touristes à bras ouverts. J’espère que ce phénomène n’ira pas trop loin quand même…

Voilà. J’en ai terminé avec les 5 choses que je déteste le plus à Phnom Penh.

Pour mettre de l’eau dans mon vin, j’ai aussi écris un article sur les 5 choses qui me font aimer Phnom Penh, parce que même si cette ville m’exaspère, je suis toujours contente d’y retourner.

Et vous? Qu’est ce que vous détestez le plus à Phnom Penh?

 

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5 choses qui me font détester Phnom Penh

Fany

L'auteur Fany

Voyageuse spontanée. Expat multirécidiviste et cheese addict. Je partage avec vous plein de conseils et bonnes adresses pour organiser vos voyages en Asie et en Europe. Rejoignez-moi sur mon profil Google+

10 commentaires

  1. Les vols a l arraché sont un fleau de jour comme de nuit. Moi ca a été en plein jour 11h pres du marche central. Tentative raté, j’ai eu de la chance. Par derrière en moto, 1 gars m a arraché ma chaine qui dépassait légèrement dans le cou sous mon t-shirt; la chaine a résisté puis est tombé au sol.. je m’en tire juste avec quelques égratignures.

    La corruption je l ai déjà vécu.. Pour moi elle fait partie du système.. Tu paye pas beaucoup d impôts dans ces pays, donc tu paye le système quand tu l utilises ou que tu a le malheur d’y être confronté..

    Par contre nous sommes victime de racisme. Discrimination dans les prix et ça c est une lutte de tous les jours. Dans nos sociétés occidentales ont appelle ça du racisme. Sujet traité en France mais jamais dans les pays étrangers. Le racisme sous les tropiques c est sans doute plus sympa. Si demain en France je multiplie le prix par 2 car le client c est un juif, un noir, un allemand.. Et que moi je suis un pauvre petit commerçant qui a du mal a m en sortir tellement je paye d impôt s en France et que je juge les autres plus riches par préjugés.

    1. Ah ça c’est sûr qu’il y aura toujours des discriminations tarifaires en fonction de nos origines. C’est le cas au Cambodge, mais aussi dans pas mal d’autres endroits. Je pense que le problème vient d’un manque de connaissance de l’autre. En prenant le cas du Cambodge (même si ça marche pour les autres destinations), les locaux voient tous les jours des touristes étrangers avoir du bon temps et dépenser de l’argent sans compter. Ils ne voient pas que la personne a travaillé un an ou plus pour se payer ce voyage. Ça pousse à penser que les touristes sont tous riches et que l’argent coule à flot. Ça crée un écart entre la richesse réelle du touriste et sa richesse perçue. Et de l’autre côté, certains touristes se rendent dans un pays sans s’être informés un minimum sur la culture locale et sur les tarifs sur place. Ils dépensent sans compter et laissent des pourboires exorbitants sous prétexte que c’est « moins cher qu’à la maison », et le touriste suivant qui arrive avec son petit porte-monnaie en essayant de négocier un bon prix, forcément, il se fait avoir. Tout ça n’aide pas dans les relations entre visiteurs et locaux.
      D’une manière générale, le tourisme a tendance à créer plus de tensions entre les hommes qu’il n’apaise les peuples.

  2. Point de jugement facile devant un écran (je suis rarement derrière mon « écran », je suis juste de culture cambodgienne de naissance et je constate juste un manque de développement des sujets abordées et d’approfondissement pour comprendre ces choses ^^ Mais je comprend bien ta réponse pas de soucis, je me doute que rien n’ai jamais parfait. C’est ainsi.

    1. Je ne cherchais pas à faire de mal à qui que ce soit et encore moins à m’en prendre aux cambodgiens. C’est juste un article de blog et non un mémoire complet sur l’histoire du pays. Le Cambodge est un pays que j’aime particulièrement pour y avoir passé plusieurs mois. J’espère donc que le prochain article sur les points positifs te plaira mieux. 🙂

  3. J’admire ton sang froid Fanny ^^ » (qu’est ce que les gens peuvent avoir le jugement facile, derrière un écran de PC…). J’arrive à Phnom Penh dans peu de temps alors je constaterai par moi-même ! Mais même si ton article n’est pas flatteur, je ne le trouve pas pour autant agressif. Et les réalités évoquées se retrouvent dans plusieurs grosses villes asiatiques donc je ne peux qu’approuver ton discours ! J’attends les points positifs pour me donner envie d’y aller :p

    1. Merci Agathe! 🙂 Phnom Penh est une ville que peu de voyageurs aiment, mais si on prend le temps d’aller au-delà de cette mauvaise première impression, on fini par l’aimer. La meilleure chose à faire est de sortir un peu des quartiers touristiques… Mais je ne dis pas tout maintenant, le reste viendra dans le prochain article. 😉 Profite bien!

  4. Tu n’as pas l’air d’aimer vraiment la vie dans tes remarques, c’est une vision réductrice sans connaitre l’histoire ni les situations geopolitiques de ses endroits …… Je trouve que tout ceci reflète un jugement très violent pour tout ces gens qui EUX n’ont pas la chance de voyager pour la plupart.

    1. Il ne faut pas mal le prendre. J’aime Phnom Penh même si certaines choses m’agacent. J’ai aussi écris un article qui présente les 5 choses qui me font aimer cette ville pour la semaine prochaine. Si je n’aimais pas le Cambodge, je n’y retournerai pas aussi souvent… Désolée si cet article t’as blessé. Ce n’était pas mon intention. 🙂

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