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Indonésie & Bali

Bali en scooter: le guide complet

Guide du scooter à Bali

Bali, on se l’imagine cheveux au vent sur un scooter à travers les rizières ou en bord de plage.

À Bali, le scooter est roi! Fini les embouteillages, fini les manœuvres pour se garer ou les heures perdues dans un minibus aseptisé (et climatisé).

À Bali, le scooter fait partie intégrante du voyage. C’est le seul moyen de transport qui vous permettra de découvrir les lieux authentiques.

Oui mais voilà… Conduire un deux-roues nécessite un minimum de préparation. Donc avant de partir dans une folle aventure, je vous livre mes quelques conseils qui pourraient vous éviter bien des problèmes. Suivez le mode d’emploi…

1- Pourquoi voyager à Bali en scooter?

Pour le côté pratique

Outre le mythe du scooter qui colle parfaitement à la destination, le deux-roues offre une liberté qu’aucun autre transport n’apporte. Il faut savoir qu’à Bali, les locaux ne prennent que très peu les transports en commun. Du coup, le réseau est peu développé. Seuls quelques bus circulent d’un lieu touristique à un autre, mais ce sont principalement des minibus à réserver en agence. C’est cher et peu flexible.

Pour ce qui est des petits déplacements, les options disponibles sont les taxis, GrabCar (ici pour iOS), ou Gojek (ici pour iOS) un Uber pour les courses en scooter. Vous ne trouverez pas de tuk tuk. Donc pour se simplifier la vie, il faut un scooter!

Pour une plus grande flexibilité

Le scooter est le meilleur moyen de se déplacer à Bali
Scooter = Flexibilité

On vient à Bali pour les paysages et la culture. Le but est donc de se perdre au gré des routes à la recherche de jolis points de vue et de scènes de la vie quotidienne. Pour ceci, il vaut mieux conduire un scooter qui vous permettra de vous arrêter où bon vous semble plutôt que de regarder la vue à travers la vitre d’un bus.

De plus, les meilleurs coins sont souvent les plus reculés, là où les routes sont trop étroites pour le passage d’une voiture comme par exmple à Sidemen.

Pour le bien de son porte-monnaie

En plus d’être le moyen de transport idéal, le scooter est également le plus économique. La location vous reviendra à seulement quelques euros par jour en fonction de la durée de votre voyage. Comparez bien le prix. Il est souvent plus intéressant de louer un scooter au mois plutôt qu’à la journée si vous voyagez 10 jours ou plus. Une journée de location coûte environ 5€ quand le mois en coûte 45. Le calcul est vite fait…

Le scooter est très économique pour se déplacer à Bali
Cheap cheap!

Concernant l’offre, vous trouverez presque exclusivement des scooters 115 ou 125cc automatiques. Il existe aussi quelques motos manuelles (Enduros 125 à 350cc) qui s’avèrent très pratiques sur les petits chemins, mais elles sont aussi très hautes (si comme moi vous mesurez moins d’1m70, ça passera pas) , très bruyantes et beaucoup plus chères à la location. Libre à vous de choisir…

Concernant le prix de l’essence, il est dérisoire. J’ai dépensé 3,50€ d’essence pour parcourir 340km. Pas mal, non?

2- Tout ce qu’il faut savoir avant de louer un scooter

Pour être en règle…

Officiellement, il faut avoir le permis motocyclette (moto pour les intimes) pour pouvoir conduire un deux-roues. Pensez donc bien à faire faire votre permis international (c’est gratuit). Si vous êtes contrôlé par la Police, il faudra présenter votre permis national ET international.

Sinon, pour ceux qui n’auraient pas le permis moto, il y a deux options:

  • La solution légale en faisant faire un permis local temporaire à la police pour une trentaine de dollars (fait en un jour);
  • La solution illégale (que beaucoup de voyageurs choisissent) qui consiste à rouler sans permis au risque de payer des amendes.

Après, libre à vous de choisir…

Casque ou pas casque?

Le port du casque est obligatoire à Bali
Moche mais pratique!

CASQUE! Pas besoin de m’étaler sur l’utilité d’un casque. Je pense qu’on a déjà tous vu les campagnes de sensibilisation pour la sécurité routière (assez trash d’ailleurs).

Et puis… outre le fait que le casque peut vous sauvez la vie, il est aussi obligatoire. Alors vous verrez souvent des gens vous dire “C’est bon t’inquiète on va pas loin.” ou ma préférée “Pas besoin de casque, y’a pas de flics ici.”

Chacun est libre de choisir. Perso, ce n’est pas tant la peur de l’amende qui me fait toujours mettre mon casque mais plus l’aspect sécurité. Je suis déjà tombée en scooter à moins de 50km/h quand j’étais ado et vu la chute, je ne serais peut-être plus là si je n’avais pas mis mon casque.

Dernier argument en faveur du casque: l’assurance. Je ne connais aucune assurance voyage qui prennent en charge les frais médicaux si l’assuré ne portait pas de casque. Ce serait bête de payer une assurance si c’est pour ensuite devoir payer ses frais d’hospitalisation, non?

Petite parenthèse sur l’assurance d’ailleurs… Vérifiez bien que votre assurance voyage couvre la conduite d’un deux-roues. Dans mon cas, ça marche jusqu’à 125cc. Cela signifie qu’en cas de chute, mes frais d’hospitalisation seront pris en charge. Par contre, pour tout ce qui touche à la responsabilité civile, ce sera pour ma pomme à moins que le scooter lui-même soit assuré (ce n’est quasiment jamais le cas).

3- Les 7 petites choses à savoir sur la conduite

Le Code de la route balinais est très complexe et suivi à la lettre. Il va donc falloir réviser un peu avant votre départ pour éviter les ennuis… Je blague. Il y a sûrement un vrai Code de la route écrit et officiellement en vigueur, mais entre la loi et la pratique, il y a un fossé.

Voici donc les quelques règles généralement appliquées:

1- Vous avez dit « conduite à gauche »?

Oui vous avez bien lu. À Bali, on conduit à l’anglaise. Mais pas de panique, il n’y a rien de bien méchant. Conduire une voiture à gauche peut être facilement déstabilisant car en plus de devoir être vigilant sur la route, certaines commandes sont inversées (frein à main et boîte de vitesse à gauche). Pour les deux-roues, c’est beaucoup plus simple car quel que soit le pays, les commandes restent les mêmes. Si vous avez déjà conduit en France ou quelque part dans le monde, ce sera la même à Bali. Du coup, il ne faudra que s’habituer à rouler à gauche, ce qui vient assez vite.

Pour éviter une erreur de conduite, l’idéal est de ne pas prendre le guidon si vous sentez la fatigue arriver. S’il pleut ou s’il fait nuit, ne conduisez pas trop longtemps car ces conditions fatiguent vite et vous n’êtes pas à l’abri de reprendre vos bons vieux réflexes de conduite à droite.

2- Priorité au plus gros!

Le bus et le camion sont rois. Ensuite vient la voiture, puis la moto, le vélo, le piéton, le chien (joker, mais on y reviendra…), et on termine avec la fourmi.

En tant que deux-roues, il va falloir porter toute son attention sur les voitures, les bus et les camions. Si l’un d’eux décide de doubler un véhicule et déborde sur votre voie, décalez-vous pour lui laisser la place. Il vous a sûrement déjà vu mais s’attend à ce que vous lui laissiez la priorité.

En tant que deux-roues, les vélos, les piétons et tous les autres usagers plus petits que vous sont censés faire attention à vous. C’est ce qui se passe généralement. Si un piéton cherche à traverser la route, il va s’arranger pour ne pas vous couper la voie. Généralement je dis bien.

Cette règle marche plutôt bien à part quelques exceptions comme les chiens. Ils n’ont pas vraiment assimilé cette règle des priorités et peuvent représenter un danger si l’un d’eux se jette sous vos roues. Soyez donc attentifs aux chiens aux abords des routes.

3- Le klaxon pour communiquer

A Bali, le klaxon sert à communiquer sur la route
Tut Tut Tut!

Pour rester dans mon histoire canine, dès que vous voyez un chien sur la chaussée ou sur le bord, un (ou plusieurs) coup de klaxon permet de lui dire “Attention j’arrive”.

Le klaxon peut aussi signifier “Attention je double », “Hey, ho! J’aborde un virage dangereux”, “Pas content” si quelqu’un vous grille la priorité, et plein d’autres choses.

En gros, le klaxon c’est un peu comme le langage des Schtroumpfs: on peut schtroumpfer (ou klaxonner) en toute occasion.

4- Il ne faut pas toujours s’arrêter au feu rouge

La règle générale veut que l’on s’arrête au feu rouge. Oui. Seulement il existe une exception à Bali. Je l’ai apprise quand tout le monde me klaxonnait avec acharnement depuis un moment. Un mec m’a expliqué que quand on tourne à gauche, on ne doit pas respecter l’arrêt.

Du coup, dès que vous arrivez à un croisement avec un feu rouge et que vous voulez filer à gauche, vous pouvez (ou plutôt devez) griller le feu, sous peine de vous attirer des ennuis pour trop grand respect du Code de la route.

5- Et les nids de poules?

Y'a-t-il beaucoup de nids de poule à Bali?
Ça donne un style…

Heuuuuuuuuu… Comment dire? Sur les grands axes, les routes sont de bonne qualité, donc là aucun problème. C’est quand on s’aventure un peu dans les campagnes que les choses se gâtent.

D’une manière générale, les routes balinaises sont très bonnes comparées à d’autres destinations alentours. Par contre il faut s’attendre à rencontrer quelques nids de poules de temps à autres. Dans certains coins, on trouve aussi un fort dénivelé, comme par exemple aux abords du Mont Batur ou du Mont Agung.

Pour les amateurs de sensations fortes, les amateurs de routes toutes pourries, j’ai ce qu’il vous faut! La route entre le littoral Nord et le Mont Batur est de loin une des plus sympas que j’ai eu l’occasion de parcourir.

Attention tout de même! Il faut prendre la route dans le sens du littoral au Batur (donc en montée) et non l’inverse car vu le dénivelé, la descente est vraiment dangereuse.

La route entre la littoral Nord et le Mont Batur est réservée aux motards expérimentés.
Chaud, Chaud, Chocolat!

Sur cette route, le dénivelé est incroyablement fort, les nids de poules sont omniprésents et certaines parties de route sont même boueuses s’il a plu. Pour vous dire, à plusieurs reprises, mon scooter s’est bloqué dans un nid de poule. Je devais donc reculer et prendre de l’élan en aidant avec mes pieds pour passer l’obstacle (et oui, quand le dénivelé est trop fort, le scooter peine).

Donc pour résumer, empruntez cette route uniquement si vous n’avez pas de passager pour alourdir le tout, et si vous aimez la conduite technique, un brin dangereuse. En contrepartie, vous verrez les enfants courir vers vous en criant de grands « Hello » et vous pourrez profiter d’une vue sublime sur le littoral et les montagnes.

6- Et si la Police m’arrête?

Il se peut que vous vous fassiez arrêter par la Police pour un simple contrôle. Cela arrive. Et même si vous êtes en règle et présentez votre permis, certains policiers malhonnêtes (pour ne pas dire corrompus) peuvent trouver une excuse pour vous faire payer une amende.

La solution pour éviter de devoir payer une amende exorbitante, c’est déjà de toujours bien penser à couper le moteur et mettre les clés dans votre poche. Si vous laissez vos clés sur le contact, un policier pourrait les prendre et avoir un moyen de pression pour vous faire payer beaucoup.

La deuxième chose est d’avoir toujours un porte-monnaie dans le coffre de votre scooter (ou dans votre sac) avec un billet d’une valeur de quelques euros seulement (disons 100 000IDR). Comme ça, si on vous demande de payer beaucoup, montrez votre porte-monnaie et dites que vous n’avez que ce billet. Si vous vous montrez coopératif et proposez volontiers de payer (même si vous n’avez rien fait de mal)… Les policiers prendront le billet et vous laisseront partir.

7- Et s’il pleut?

Conduire un scooter sous la pluie à Bali
Have a Kitkat.

S’il se met à pleuvoir (cela vient très vite et très fort), trouvez le plus rapidement possible un abri pour attendre que la pluie se calme. Une fois que l’intensité de l’averse baisse et permet une visibilité décente, équipez-vous et repartez doucement.

Au niveau de l’équipement, je suis une adepte des capes de pluie. Il faut qu’elle soit à la fois résistante (car avec la vitesse les capes bas de gamme se déchirent), resserrée au niveau des manches (sinon l’eau rentre), et adaptée pour porter avec un sac à dos. Je vous présente plus en détails la cape de pluie avec laquelle je voyage dans l’article dédié aux vêtements en voyage.

Deuxième détail important: le casque à visière. Car sans visière, les gouttes fouettent douloureusement le visage et les yeux.

Pour compléter ces informations, cet article de Lebaliblog vous conseillera sur les démarches à suivre en cas d’accident (l’article est de 2015 mais c’est toujours d’actualité).

3- Quel itinéraire choisir?

L’avantage du deux-roues est que tous les itinéraires sont possibles. Si vous n’êtes pas trop juste au niveau du temps, vous pourrez laisser libre cours à votre curiosité et vous balader au gré de vos envies et des rencontres.

Je vous présente quand même l’itinéraire que j’ai emprunté au cours de mes 10 jours de road trip pour vous donner une idée.

 

Cela représente 340 kilomètres (en comptant les petits trajets du quotidien). Et comme on en a déjà parlé plus haut dans l’article, la location du scooter et l’essence me sont revenues à 48,50€, soit un peu moins de 5€ par jour.

Voilà. Avec tout ça vous pouvez partir à la découverte des merveilles de Bali les yeux fermés (enfin, vous voyez ce que je veux dire…).

Qui est tenté par une aventure en scooter à Bali? Peut-être l’avez-vous déjà fait… Dans ce cas quels conseils voudriez-vous ajouter?

 

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Découvrez le guide complet du scooter à Bali
Fany

L'auteur Fany

Voyageuse au long cours passionnée par l'Europe de l'Est et l'Asie, j'ai créé ce blog pour partager avec vous mes coups de cœur et conseils voyage. Rejoignez-moi sur mon profil Google+

4 commentaires

  1. Génial ton article! J’ai dans l’idée d’en louer un pour le coup mais pas de permis moto j’espere donc pouvoir le faire en toute légalité 😉 Très complet et interessant, j’avoue que sillonner bali à scooter me parait plus agréable pour observer les environs! Je note en tout cas! L’histoire de l’assurance c’est bon à savoir je verifierai tout cela si mon voyage se concrétise 😉 Merci pour ce beau billet 👍

    1. Contente que tu aies aimé! 😄 Bali en scooter c’est vraiment le rêve.
      Pour ce qui est du permis, tu peux aller faire un permis temporaire à la Police de Denpasar dès que tu arrives. Comme ça pas de soucis en cas de contrôle. 😉
      Tiens moi au courant le jour où tu te lances dans l’aventure… J’aimerais connaître tes impressions.

  2. Bonjour,
    Une petite question pratique… comment faites-vous entre deux étapes avec les sac-à-dos et les visites ?
    Par exemple je vais faire Ubud / Munduk mais sur la route je compte m’arrêter plusieurs fois pour les rizières, les temples etc.
    Que faire de son gros sac-à-dos ??
    Comment avez-vous fait ?
    Merci !

    1. Hello Calire!
      Tu permets qu’on se tutoie j’espère. 😊
      En gros, tu peux laisser le gros de tes affaires dans ta guesthouse d’Ubud si tu comptes y repasser après. Sinon de mon côté j’ai voyagé avec mon gros sac sans faire de grosses visites sur les trajets. Ça ne m’a quand même pas empêché de m’arrêter prendre des photos ou manger un bout dès que je trouvais un coin sympa. Comme la selle des scooters remonte légèrement à l’arrière, le poids du sac ne se ressent pas sur les épaules.

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